Le flux produit décide de ce que vos campagnes peuvent diffuser. Un attribut manquant, un identifiant approximatif ou un prix décalé par rapport à la page de destination, et le produit sort des annonces Shopping et des fiches gratuites. Ce guide passe en revue les attributs qui conditionnent la diffusion, les règles que Google applique et les erreurs qui déclenchent des refus, en s’appuyant uniquement sur la documentation Merchant Center. Pour le cadre campagne, voir notre guide campagne Google Shopping et la rubrique Google Ads.
Le socle obligatoire : sans lui, rien ne diffuse
La spécification des données produit distingue les attributs obligatoires des autres. Pour ceux-là, Google est explicite : « Obligatoire : indiquez cet attribut. Si vous ne le faites pas, aucune annonce ni fiche gratuite ne pourra être diffusée pour votre produit. »
Sept attributs portent ce statut sans condition : id (identifiant unique du produit), title, description, link, image_link, availability et price. D’autres sont obligatoires sous condition, selon la catégorie de produit ou le pays ciblé : ce sont ceux détaillés plus bas.
Google précise aussi la conséquence générale d’une donnée de mauvaise qualité : si les informations produit sont incorrectes, inexactes ou manquantes, cela peut entraîner des refus, une éligibilité limitée, un affichage incorrect de vos produits ou d’autres problèmes dans Merchant Center.
Analyse de Trafic Manager : ces sept attributs sont à traiter comme des contrôles bloquants dans votre chaîne de génération de flux. Si votre export peut produire une ligne avec un price vide ou un link cassé, le contrôle doit être en amont, pas dans le diagnostic Merchant Center après refus.
brand : obligatoire pour les produits neufs, sauf trois catégories
L’attribut brand relève d’une obligation conditionnelle. La spécification le classe « Obligatoire (pour tous les produits neufs à l’exception des films, livres et enregistrements musicaux) », et facultatif pour tous les autres produits. Le périmètre porte donc sur l’état du produit : les produits neufs, par opposition aux produits reconditionnés ou d’occasion.
Analyse de Trafic Manager : sur les catalogues de marque distributeur ou de produits sans marque identifiée, cette exigence est à arbitrer avec le client avant de parler structure de campagne, parce qu’elle couvre l’essentiel des références d’un catalogue e-commerce classique, où le neuf est la norme.
GTIN : obligatoire dès qu’il est connu, jamais inventé
Le statut du GTIN mérite d’être lu précisément, parce que la documentation Google le décrit à trois endroits avec trois formulations.
Dans la spécification des données produit, gtin est classé « Obligatoire (pour tous les produits associés à un GTIN connu, afin d’optimiser les performances de l’offre) », et facultatif mais vivement recommandé pour tous les autres produits.
Sur la page dédiée à l’attribut, le GTIN est présenté comme fortement recommandé pour tous les produits auxquels le fabricant a attribué un code GTIN. La même page indique que si vous ne fournissez pas de code GTIN, ou si le code indiqué est incorrect, la visibilité du produit peut être limitée. La consigne de renseignement y est sans ambiguïté : ne fournissez le code que si vous le connaissez, et en cas de doute, n’en indiquez pas, sans essayer de le deviner ni d’en inventer un.
Sur la page consacrée aux refus liés à la qualité des données, Google va plus loin : les produits dont le code GTIN est incorrect ou manquant ne sont pas synchronisés avec le compte Merchant Center et sont refusés.
Analyse de Trafic Manager : un GTIN faux est un risque au moins équivalent à un GTIN absent, puisque les deux cas sont cités comme motifs de refus. Générer des GTIN par calcul ou par déduction pour remplir la colonne est donc contre-productif, la consigne officielle étant de ne renseigner que les codes connus.
item_group_id : la règle qui piège les catalogues à variantes
L’attribut item_group_id regroupe les variantes d’un même produit. Google définit les variantes comme des produits similaires qui ne se distinguent que par leurs informations détaillées : couleur et taille pour les vêtements, taille de mémoire, taille d’écran ou processeur pour l’électronique.
Sa portée d’obligation est précise : il est obligatoire pour les fiches gratuites concernant les variantes de produits, et obligatoire pour les annonces Shopping portant sur des variantes qui ciblent le Brésil, la France, l’Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Google indique clairement la sanction en cas de non-respect de ces exigences : le produit est refusé, et un message le signalant s’affiche sur la page Diagnostic du compte Merchant Center.
Analyse de Trafic Manager : la France est nommément dans la liste. Tout catalogue mode, chaussures, mobilier ou cosmétique diffusé sur le marché français entre donc dans le périmètre, et un export qui traite chaque variante comme un produit indépendant sans identifiant de groupe s’expose à des refus en série.
Images : une image générique suffit à faire refuser un produit
L’attribut image_link fait partie du socle obligatoire, et la présence d’une URL ne clôt pas le sujet. Google indique que les produits associés à une image générique sont refusés, et qu’ils ne sont donc pas diffusés dans les annonces Shopping tant que l’image n’a pas été changée.
Analyse de Trafic Manager : les placeholders « photo à venir » et les images de catégorie utilisées en attendant la vraie photo produit tombent dans ce motif de refus. Sur un catalogue en cours de constitution, mieux vaut piloter la mise en ligne des références au rythme de la disponibilité des visuels réels.
Cohérence flux et site : le refus qui peut aller jusqu’à la suspension
Google compare le flux au site : tous les attributs peuvent être présents et le produit être refusé quand même. La documentation indique que si les données fournies ne correspondent pas aux informations produit disponibles sur votre site web, ou ne respectent pas les spécifications des données produit, ces produits peuvent être refusés.
Le prix et la disponibilité font l’objet d’un traitement particulier : les avertissements qui concernent des différences de prix et de disponibilité entre le flux et les pages de destination entraînent le refus d’un article par mesure de précaution.
Google précise enfin que si l’un de ces problèmes n’est pas résolu, le compte est suspendu, et que les articles du flux concerné n’apparaissent plus ni dans les fiches gratuites, ni dans les annonces Shopping.
Analyse de Trafic Manager : cette escalade du refus produit vers la suspension de compte justifie de traiter les avertissements de qualité de données avec la même priorité qu’un incident de tracking. La fréquence de mise à jour du flux et la synchronisation des prix promotionnels sont les deux points à vérifier en premier.
Checklist de contrôle du flux
- Vérifier la présence et la validité de
id,title,description,link,image_link,availabilityetpricesur toutes les lignes du flux. - Renseigner
brandsur tous les produits neufs, hors films, livres et enregistrements musicaux. - Ne renseigner
gtinque pour les codes connus avec certitude, et corriger en priorité les GTIN erronés. - Ajouter
item_group_idsur toutes les variantes dès que la diffusion cible la France ou l’un des autres pays listés. - Remplacer toute image générique ou provisoire par le visuel produit réel.
- Contrôler l’alignement prix et disponibilité entre le flux et la page de destination, et traiter les avertissements avant qu’ils ne deviennent des refus.
Cette revue de flux se place en amont de tout travail d’optimisation. Pour la structure et le paramétrage, voir notre méthode pour auditer un compte Google Ads.